| Carbothérapie et l’eau |
|
|
|
|
L'Eau : un cocktail de médicaments ! Le 10 mars 2008, la presse américaine publiait les résultats d’une enquête de l’agence Associated Press.
Certes les Américains prennent des médicaments. Au cours des cinq dernières années, le nombre de médicaments délivrés sur ordonnance a augmenté de 12 % pour atteindre le chiffre record de 3,7 milliards alors que le nombre de médicaments en vente libre restait au même point, soit 3,3 milliards. Tous ces médicaments sont partiellement absorbés, métabolisés et excrétés hors du corps pour se retrouver dans l’eau qui sera traitée mais non pour l’élimination des résidus médicamenteux. En fait, tous ces médicaments résistent aux procédés modernes du traitement des eaux potables et des eaux usées. Il n’existe pas encore de système de traitement des eaux d’égout conçu spécifiquement pour éliminer les produits pharmaceutiques. L’Associated Press affirme que le problème ne se limite pas aux Etats-Unis mais plus de 100 différents produits pharmaceutiques ont été détectés dans les lacs des rivières, les réservoirs et les rivières du monde entier, en Asie, au Canada, en Europe et même dans les lacs de Suisse et de Scandinavie. On a trouvé dans les nappes aquifères situées près de contaminants comme les décharges publiques et les lots d’engraissement des animaux des taux minuscules d’hormones, d’antibiotiques et autres médicaments. Bien sûr, à cela il faut ajouter les médicaments vétérinaires dont la vente a augmenté de 8 % au cours des cinq dernières années pour atteindre un chiffre de 5,3 milliards de dollars. L’industrie pharmaceutique affirme que la contamination des réserves d’eau ne constitue pas un problème pour la santé humaine. Pourtant, on a découvert en laboratoire que de toutes petites quantités de médicaments, sur une base continuelle, affectaient les cellules rénales embryonnaires, les cellules sanguines et les cellules cancéreuses du sein chez les humains : les cellules cancéreuses se multipliaient trop vite, les cellules rénales se développaient trop lentement, les cellules sanguines avaient une activité biologique liée à de l’inflammation. Cela pourrait être à l’origine d’allergies et de lésions nerveuses. Le 11 mars 2008, l’Associated Press est revenue à la charge : les médicaments dans l’eau affectent les poissons et la faune. Tous ces médicaments que les humains prennent pour rester en bonne santé se retrouvent dans l’eau qu’ils boivent et on pourrait parler de médicalisation globale, mais nous ne sommes pas les seuls à consommer l’eau. les poissons qui vivent dans l’eau et les animaux qui boivent l’eau des lacs et des ruisseaux sont aussi sérieusement affectés. Et l’on affirme sans détours de graves problèmes de reproduction : chez les Rorquals et les Vairons, il y a une faible numération des spermatozoïdes ou le sperme est avarié chez les Brochets et les Carpes, il y a une féminisation des poissons mâles qui produisent du vitellus, la protéine du jaune d’œuf dans les œufs femelles strictement liée aux hormones œstrogènes, des femelles développent des organes sexuels mâles, chez les Perches, des anomalies sexuelles les amènent à produire des cellules productrices à la fois de sperme et d’œufs. Les Moules exposées à des antidépresseurs se reproduisent mal, la croissance des algues est inhibée. Des Vairons dans un lac du Canada en parfait état, volontairement exposés à la pilule anticonceptionnelle à des taux équivalents à ceux retrouvés dans l’eau contaminée, se sont mis, après sept semaines seulement, à fabriquer du vitellus, leurs gonades ont rétréci et leur comportement s’est féminisé; Ils se bagarraient moins, se laissaient flotter passivement et ont complètement cessé de se reproduire. L’Associated Press mentionne aussi la catastrophe écologique qui a entraîné l’extermination presque totale d’une population de Vautours qui, au Pakistan, avaient charogné des carcasses de vaches traitées avec un anti-inflammatoire : le médicament avait entraîné chez ces oiseaux carnassiers une défaillance rénale. Les vers de terre dans les sols fertilisés avec du fumier de vache et de la boue d’égout ont concentré les médicaments qu’ils comportaient et les légumes cultivés sur ces sols avaient absorbé les antibiotiques… Des hormones dans le fleuve Chicago et ailleurs, des anomalies chez le Zébrafish japonais, de l’ibuprofène (anti-inflammatoire et analgésique), du Gemfibrozil (hypolipémiant), du Triclosan (antibactérien) et du Naproxène (anti-inflammatoire) dans les Grands Lacs américains et canadiens. Alors, que faire ? Le charbon activé séquestre, au niveau de l’intestin, toutes les substances toxiques et les fait disparaître rapidement de la circulation. Un microbiologiste pense à décontaminer les eaux avec des bactéries mangeuses d’œstrogènes. Le projet se poursuit actuellement dans quelques éprouvettes de son laboratoire. Il est trop tôt pour crier victoire mais « ça promet », dit-il. Mais alors, que faire de façon directe, immédiate et efficace ? On sait que de nombreux médicaments, tout comme les acides biliaires, suivent une circulation entéro-hépatique : ils passent de l’intestin dans le sang de la veine porte, du sang, ils vont dans le foie, du foie, ils se déversent dans la bile, de la bile, ils se retrouvent dans l’intestin, puis de l’intestin, ils se retrouvent dans le sang, le foie et la bile pour arriver de nouveau dans l’intestin. Ces substances étrangères peuvent recommencer ce circuit aussi souvent que les acides biliaires et prolongent ainsi considérablement leur séjour dans notre organisme. Maintenant, imaginez ce qu’un adsorbant unique et extrêmement efficace peut faire s’il se trouve dans l’intestin au moment où ces substances s’y déversent ! Plus que jamais, la carbothérapie peut sauver nos vies. La technologie médicale se penche actuellement sur les qualités exceptionnelles de ce produit dans la lutte antivirale et antibactérienne. Où trouver du charbon ? |