| L'irrigation colonique |
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L'irrigation colonique Présentation Également appelée hydrothérapie du côlon, l'irrigation côlonique est un processus de nettoyage minutieux du gros intestin par des bains d'eau douce, tiède etpurifiée, sans adjonction de produits chimiques, ni de médicaments. Toutefois il est possible d'ajouter à l'eau des apports comme de la camomille, du sel marin, du plasma marin, des oligo-éléments, des élixirs floraux, du jus d'herbe de blé, de l’ail, etc. Le praticien effectue des bains successifs tout en exerçant des massages de l'abdomen. Ces massages vont permettre un meilleur décollement des matières incrustées ou collées contre les parois du côlon. Pour irriguer le côlon, nous introduisons par l'anus, à l'aide d'une canule, de l'eau dans le gros intestin. La différence entre le lavement et l’irrigation côloniqueréside dans le fait que la quantité d'eau contenue dans la poche à lavement ne permet pas de nettoyer la totalité de l'intestin, mais uniquement le sigmoïde, voire le côlon descendant. L'irrigation côlonique est une extension du lavement. Ainsi, durant l'irrigation du côlon, il y a une introduction d'eau quasiment dans la totalité du gros intestin et ceci plusieurs fois au cours d'une séance. La personnequi reçoit l'irrigation décide avec l’assistance du praticien de l’intensité de ces bains. Un peu d'histoire De nombreuses civilisations (Egyptienne, Mésopotamienne, Grecque, Chinoise, Indienne, Indienne d’Amérique, Essénienne,…) utilisaient le nettoyage du gros intestin comme une simple mesure d’hygiène, comme action thérapeutique ou encore comme procédé de purification intérieure. Ce traitement pratiqué est, en quelque sorte, la version moderne du lavement classique. L’irrigation côlonique a connu ses heures de gloire surtout dans l’Europe des XVIIème et XVIIIème siècles. Les lavements sont une partie si importante de la médecine, que les peintres flamands, réputés pour leurs peintures de la vie de tous les jours, ont représenté les médecins de l’époque dans l’exercice de cette pratique. Au début du XXème siècle, le médecin nutritionniste Kellog (USA) publie une approche très explicite de l’hydrothérapie du côlon, tandis que le Dr. Brosh (Allemagne) met au point " l’Enterocleaner ", ancêtre des appareils d’hydrothérapie actuels. La flore intestinale, une clé de l'équilibre intestinal Nos intestins contiennent une importante population de bactéries (1014) que l’on appelle microflore intestinale. Celle-ci maintient un équilibre entre la flore de fermentation et de putréfaction. La flore de fermentation est présente dans la deuxième partie de l’intestin grêle et s’étend au côlon transversal. La flore de putréfaction prédomine dans le côlon descendant. Normalement, la flore protectrice de fermentation s’oppose à la prolifération de bactéries pathogènes ainsi qu’au développement de la flore de putréfaction qui, lorsqu’elle est excessive, devient irritante pour le côlon et génère des composés toxiques pour le foie. Lorsque la flore de putréfaction remonte dans le grêle, elle entrainera météorisme, ballonnements, haleine fétide, ainsi qu’une production de substances toxiques. Cette flore a un rôle de défense et détruit les germes pathologiques. Lorsque l’activité métabolique antitoxique de cette flore est défaillante, le surplus de travail sera envoyé vers le foie. Sur le plan mécanique, cette flore participe également à la normalisation du Lorsqu’il y a une rupture d’équilibre entre la flore et l’écosystème intestinal, suite par exemple à un encombrement, cela entraine un phénomène appelé la " Vicariance ". C’est le processus par lequel le côlon défaillant envoie des toxines vers d’autres organes émonctoires provoquant infections, pulmonaires, dentaires, gynécologiques, sinusites, rhinopharyngites, problèmes de peau (psoriasis, eczéma), problèmes de foie, douleurs à l’épaule… Ainsi, les mécanismes de régulation et de défense ne sont plus efficaces et les bactéries pathogènes vont traverser la paroi intestinale et coloniser les organes les plus fragiles. Causes des dégradations intestinales Les différents facteurs qui vont favoriser une dégradation progressive de l’intestin peuvent être multiples. Les causes sont d’ailleurs généralement multifactoriels : principalement d’origine alimentaire, les facteurs peuvent être aussi médicamenteux, neuromécaniques et également environnementaux. Dans les facteurs nutritionnels, on peut nommer : ❋ en priorité, le raffinage systématique des céréales, supprimant les fibres indispensables au transit, au drainage des toxiques biliaires et du cholestérol alimentaire ; ❋ il y a également l’abus de protéines, surtout animales et principalement les viandes, favorisant les putrescences du côlon descendant ; ❋ la consommation régulière de charcuterie, abats, gibiers et crustacés qui sont très putrescibles ; ❋ les excès d’aliments gras et riches en lipides : comme le beurre, la crème, les produits laitiers, la mayonnaise, etc. qui perméabilisent la muqueuse intestinale et laissent ainsi migrer plus facilement les toxines et bactéries locales ; ❋ l’insuffisance d’eau de boisson ou son excès : l’insuffisance dessèche le bol alimentaire, surtout quand les personnes mangent peu de fruits. Quant à l’excès, il dilue les sucs digestifs, accélérant le transit. L’excès d’excitants (café, thé, chocolat, coca, etc.) qui peut scléroser les muqueuses et leurs alcaloïdes, accélérer le transit et appeler des sécrétions anormales de mucus. Parmi les facteurs médicamenteux, nous pouvons citer tout particulièrement : les antibiotiques, les anti-inflammatoires, les antidouleurs, les laxatifs, etc. Ceux-ci créent des déséquilibres intestinaux importants, surtout de la flore. Enfin, parmi les facteurs neuromécaniques digestifs, nous avons : ❋ principalement les accidents avec ou sans interventions chirurgicales, les interventions chirurgicales, les descentes d’organes entrainant des stases et des ralentissements mécaniques du transit, des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (diverticules, maladie de Crohn, maladie coeliaque, rectocolite hémorragique chronique, etc.) ; ❋ Sans oublier les insuffisances digestives en amont. Toutes ces affections peuvent entrainer, pour ne citer que les plus courantes, de la constipation, des diarrhées, des gaz, des ballonnements, de la surcharge hépatique. De façon indirecte, des inflammations chroniques intestinales, des colopathies fonctionnelles, des troubles de la perméabilité et donc des problèmes d’absorption ayant pour conséquence un affaiblissement du système immunitaire. La mucose toxique Généralement, les praticiens en hydrothérapie du côlon raisonnent sur la notion naturopathique que certains aliments, consommés en excès ou mal métabolisés, vont former un mucus que l’organisme cherchera à éliminer par ses émonctoires (qui servent à éliminer les humeurs surabondantes ou nuisibles), plus particulièrement par le foie et sa vésicule biliaire, les intestins et la peau. Lorsque ce mucus est en quantité supérieure à ce que l’organisme est capable de gérer, il va tenter alors de l’éliminer par d’autres moyens pouvant ainsi créer des troubles de types ORL, broncho-pulmonaire, des écoulements gynécologiques (leucorrhées) ou encore des éruptions cutanées. Ces surcharges seront modulées selon les paramètres individuels et environnementaux (par ex. le stress, l’âge, la force vitale, l’état fonctionnel des émonctoires, les carences en vitamines, minéraux, enzymes et oligo-éléments ; les pollutions chimiques comme le tabac, les vaccins, les métaux lourds, certains médicaments; etc.) Le rôle de l’irrigation du côlon : détoxiner et nettoyer Ainsi, à partir de toutes les notions développées plus haut, les praticiens de l’irrigation du côlon postulent qu’un encrassement progressif du gros intestin va favoriser une déstabilisation de sa flore, rompant son écosystème et par voie de conséquence, perturbera ses effets barrières. Ainsi, l’idée majeure repose sur cette notion que l'équilibre de la santé est étroitement lié à l'élimination fécale régulière du côlon et à son état de propreté intérieure et de son fonctionnement optimal. Lorsque des selles sont immobilisées, elles peuvent finir par stagner au creux du côlon transverse, ou dans un angle du côlon (droit ou gauche). Ces stases peuvent entrainer peu à peu une réduction du diamètre de cet organe. Cela va déséquilibrer la flore et permettre également la formation de conglomérats, associant des cellules épithéliales intestines, des cadavres bactériens, des résidus alimentaires, des glaires desséchées, des cholestérols sclérosés, des sels biliaires, prenant l’aspect de croûtes noirâtres. L'irrigation côlonique va donc permettre : ❋ de décoller les morceaux de matières incrustées dans la muqueuse intestinale en éliminant ainsi des foyers d'inflammations permanents liés à des toxines bactériennes ; ❋ d'activer l'activité péristaltique et ainsi favoriser l'activité du côlon ; ❋ une meilleure absorption de certains nutriments. Il est important de signaler que cet acte de soin, pratiqué isolément, provoquera une amélioration souvent temporaire et il sera insuffisant à recréer un bon équilibre du gros intestin. En association à ce soin, un bon hygiéniste du côlon prescrira un soutien pré-biotique et/ou pro-biotique afin de favoriser le bon développement de la flore et un meilleur travail du côlon. En réalité, ce traitement est particulièrement efficace lorsqu’il est associé à des soins de naturopathie. Pratiquer des irrigations côloniques sans procéder à quelques corrections d’hygiène alimentaire et de mode de vie n’a guère de sens. 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INSTITUT THEMACORPS
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