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Stratégie adaptogène Partie 1 PDF Imprimer Envoyer

altStratégie adaptogène

Nos solutions naturelles
Dossier selon * le Dr Van Snick - Bruxelles

 

 

 

Qu'appelle-t-on plantes ou substances adaptogènes ?
Le stress
Biologiquement
Voies de réponse
Adaptation
- Alarme
- Résistance
- Epuisement
Actions à mettre en place en résumé
A titre principal
- Prévention
- Action immunitaire
- Action antidépressive
A titre complémentaire
Protocoles thérapeutiques en résumé
NB : mention GCF

Qu'appelle-t-on plantes ou substances adaptogènes ? sommaire

Les plantes ou substances adaptogènes permettent de renforcer l'organisme, de s'adapter au « STRESS », et de guérir les désordres engendrés par celui-ci. La définition du stress est prise au sens large comme une réaction neurophysiologique face à une situation trop pressante et névrosante vécue comme sans solution. Ces substances aident le corps à maintenir la santé en s'adaptant à l'environnement et au stress interne, en renforçant le système immunitaire, le système nerveux, et le système glandulaire.

" L' adaptogène est une substance pharmacologique capable d'induire, dans un organisme, un état de résistance augmentée non spécifique, permettant de contrebalancer les signaux de stress et de s'adapter à un effort exceptionnel"

Lazarev 1957.

" Les adaptogènes doivent renforcer le pouvoir non spécifique et la résistance contre les agents stresseurs, augmenter la capacité générale à affronter les situations de stress et donc exercer une certaine forme de protection à l'égard des maladies consécutives au stress"

Wagner 1994.

Les caractéristiques principales sont l'innocuité et la non-toxicité ; elles ne créent pas de désordre dans les fonctions physiologiques du corps.
L'action est non spécifique, elle n'est pas destinée à des pathologies bien précises mais plutôt à augmenter la résistance globale de l'organisme face à des perturbations externes ou internes face à des conditions adverses de nature chimique, physique, biologique.

Cette action est normalisante, elle ramène les activités corporelles au niveau normal, peu importe la nature du désordre, elle normalise les fonctions physiques en fonction des besoins de l'individu.
Elle permet à l'organisme de se modifier suivant les conditions d'existence pour en améliorer le fonctionnement tout en dépensant le minimum d'énergie. Elle renforce la résistance face aux influences négatives sans causer de désordre dans les fonctions physiologiques du corps.

Les plantes adaptogènes ne sont ni toniques, ni calmantes, elles agissent en permettant à l'individu de résister plus longtemps dans une situation de stress.
Elles sont donc indiquées en période d'examen, de surmenage professionnel, en convalescence infectieuse.

 

Le Stress sommaire

Se définit comme les agressions que peut subir un organisme, qu'il s'agisse de facteurs physiques, psychiques ou sensoriels tels qu'un traumatisme, un choc chirurgical, un choc thermique, une maladie infectieuse, une émotion, une humiliation, un placement soudain dans un home, un décès, un surmenage, un licenciement et les réponses de l'organisme à cette agression à savoir l'ensemble des phénomènes métaboliques ou viscéraux qu'elles peuvent provoquer.

Cette réponse est stéréotypée, elle déclenche chaque fois les mêmes mécanismes d'adaptation au niveau du cerveau et emprunte les mêmes voies ; la réponse biologique est toujours la même, excepté le fait que le cerveau est capable de distinguer si une situation est stressante ou non en fonction des ses programmes antérieurs.

Le stress revêt une connotation négative aux yeux du public. Il est néanmoins nécessaire à la survie de l'homme. Le stress est un état d'équilibre dans un système dynamique.
Comparable à la bicyclette qui tient debout si l'on pédale, la "roue libre" ne peut fonctionner que peu de temps. L'inclinaison de la pente à affronter appartient à chacun. Certains sont capables de pédaler plus ou moins fort (Dr Sporcq ).

Le travail est une des causes les plus fréquentes du stress. On peut comparer le travail à une chaussure et le travailleur à un pied: si la chaussure est nouvelle, un temps d'adaptation est normal et nécessaire. Si la chaussure est usée, il peut être temps de changer pour maintenir un certain stress positif. Malheureusement, il existe des chaussures auxquelles le pied ne s'adapte jamais.

Les symptômes les plus fréquents du stress sont la fatigue, les troubles de la mémoire, l'anxiété, la nervosité, l'irritabilité les troubles du sommeil, les troubles sexuels, les problèmes gynécologiques retard ou interruption des règles, impuissance, diminution de fertilité.

Des troubles digestifs sont fréquents, la bouche est sèche, on retrouve des spasmes de l'œsophage, des ulcères. Des troubles cardio-vasculaires sont souvent notés de même que des troubles cutanés. Souvent les défenses immunitaires diminuent.

La sécrétion excessive de cortisol diminue la production de lymphocytes T (atrophie du thymus), inhibe la production d'interleukine 1 (activation des lymphocytes) et 2 (prolifération des cellules T activées par un Ag) et de l'interféron (produit par un lymphocyte T activé).

L'interféron augmente le récepteur Fc sur les macrophages, ce qui conduit alors à leur activation et augmente leur activité tueuse naturelle. Le cortisol diminue donc l'activité cytolytique des cellules tueuses, les NK Natural Killer qui débarrassent l'organisme des cellules étrangères et cancéreuses.



Biologiquement sommaire

Le rôle fondamental est joué par les glucocorticoïdes et les cellules pyramidales de l'hippocampe. Le stress provoque une élévation significative du taux sanguin de cortisol. Les neurones qui sécrètent la CRH (Corticotrofin Releasing Hormone) et le locus coeruleus qui active le système adrénergique sont les moteurs de réponses adaptatives au stress.

 

Deux voies interviennent dans la réponse au stress sommaire

D'abord, face à la menace, le système nerveux est stimulé, l'attention, la vigilance et les agressivités sont augmentés, tandis que les fonctions de veille, alimentation,...sont diminués.

La deuxième voie passe par une activation des glucocorticoïdes (corticosurrénales) avec comme conséquences, la réorientation du flux sanguin vers le système nerveux central et la mobilisation d'une énergie directe, la freination des défenses immunitaires de l'organisme et la fixation des glucocorticoïdes dans les récepteurs de l'hippocampe avec effet biofeedback négatif empêchant les effecteurs du système nerveux central de fonctionner mettant fin à la réaction de stress.

Jusque là, il s'agit d'une réaction physiologique.

Malheureusement la répétition des élévations du cortisol (stress fréquents et importants) entraîne une saturation et un épuisement des récepteurs de l'hippocampe provoquant un emballement du système. La survie même des neurones de l'hippocampe, des cellules pyramidales est menacée. Cette absence de contrôle entraîne une hypercortisolémie élevée chez plus de 50 % des gens stressés ou déprimés.

L'hippocampe est un véritable ordinateur qui confronte l'information présente aux expériences du passé imprimées dans notre cerveau. Toute atteinte de l'hippocampe a pour conséquences la dépression, l'altération des fonctions essentielles d'adaptation. L'induction expérimentale des néoplasies, d'infections et de maladies auto-immunes est une des variables en plus étudiées en psychoneuroimmunologie.

Les facteurs individuels influencent la réceptivité et la réponse au stress.

 

Adaptation sommaire

L'organisme tente de se modifier suivant les conditions de l'existence pour en améliorer le fonctionnement, tout en dépensant le minimum d'énergie. Cela lui permet de supporter les conséquences physiopathologiques qui en résultent, jusqu'à un certain point.

Le syndrome général d'adaptation comprend 3 phases :

• Une réaction d'alarme

l'organisme surpris par l'agression est choqué. Il y a production de catécholamines, le rythme du cœur augmente, les vaisseaux sanguins cutanés et viscéraux se contractent pour permettre au sang d'irriguer le cœur, les poumons, le cerveau et les muscles en priorité. La vigilance s'accroît, le tonus musculaire augmente, la glycémie également. Les symptômes varient suivant l'individu : agitation, perte de contrôle, élévation brutale de la tension, bouche sèche, battements de cœur et respiration accélérés, angoisse, envie d'aller à selle, nœud à l'estomac...

• Le stade de résistance

L'organisme s'adapte et accroît ses défenses contre l'agression. Le corps tente de rétablir l'équilibre. Le rôle de la corticosurrénale est essentiel. Le diencéphale agit sur l'hypophyse qui augmente sa sécrétion d'ACTH par le lobe antérieur. L'ACTH stimule la production par le cortex surrénalien de cortisol. Les sécrétions hormonales deviennent excessives si le stress perdure, les organes risquent de souffrir (lésion cardiaque, stomacale...), les défenses immunitaires de s'amoindrir. Pendant cette phase, l'organisme est plus vulnérable face à d'autres stress. L'effet cumulatif de différents stress les rendra plus difficilement supportables.

• Le stade d'épuisement

Si l'agression persiste avec intensité, il y a risque de mort. Les forces physiques et psychiques sont épuisées, la capacité de résistance de l'organisme s'effondre. Les maladies graves apparaissent. Il est heureusement peu de stress susceptibles d'entraîner la phase d'épuisement et la mort.

 

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